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A l’occasion de la « Journée des Palmes » de la section AMOPA de Côte-d’Or, le 18 mars 2014, marquée cette année par la célébration du cinquantenaire de sa création, Monsieur Gérard MAIZIERES, professeur d’éducation musicale honoraire et membre du comité consultatif de la section, a prononcé une conférence sur le thème suivant :

 « Importance de Jean Philippe RAMEAU dans la musique Française »

Remarque : s’agissant d’un musicien, une grande partie de la conférence était consacrée à l’audition d’extraits de ses œuvres. 

 

  Ci-contre  portrait de Jean-Philippe Rameau vers 1728 attribué à AVED est au musée de Dijon, sa ville natale, ainsi qu’une statue place du Théâtre.

 

Il y a 250 ans mourait Jean-Philippe RAMEAU. Il était né en 1683 et Jean-Sébastien BACH en 1685. Ils ont un point commun, c’est l’oubli dont ils furent victimes après leur mort : cent ans pour BACH (MENDELSSOHN fait jouer la passion selon saint-Matthieu en 1829), quant à RAMEAU il faut attendre la fin du 19° siècle…

Que connait-on de l’œuvre du compositeur ?  Vous écoutez souvent du Bach, mais du Rameau ?

Vous connaissez sûrement « la poule », pièce descriptive pour clavier. Il existe aussi les « pièces de clavecin en concert » écrites par Rameau, qui sont ses seules pages de musique de chambre. Peut-être avez-vous chanté « la nuit » tirée de l’opéra Hippolyte et Aricie ?... peut-être avez-vous joué au piano « le tambourin » ?

RAMEAU est, avec COUPERIN, le grand claveciniste français du 18ème siècle. C’est d’ailleurs par le clavecin qu’il a commencé sa carrière de compositeur ; mais cela ne représente qu’une très petite partie de son œuvre. Et l’orgue ? Il fut, dans sa jeunesse, organiste dans différentes villes mais, bien qu’ayant écrit pour orgue, les pièces ne furent pas gravées. Alors, où est le génie de Rameau, qui explique l’immense célébrité de son époque ?

 

 

 

Commençons par parler de l’homme ; mais rapidement, car ses biographes sont restés sur leur faim… surtout pendant les quarante premières années de sa vie, jusqu’à son arrivée définitive à Paris en 1723. RAMEAU est né en 1683 (soit il y a 331 ans) à Dijon, 5 rue Vaillant, et plus tard il résidera 57 rue Vannerie. Son père est organiste ; pendant 27 ans à St Etienne, l’ancienne cathédrale, ainsi qu’à St Bénigne, Notre Dame… Le jeune Jean-Philippe étudie au collège des Godrans, rue de l’Ecole de Droit ; c’est un élève médiocre (il chantonne pendant les cours de latin) et à 14 ans se consacre à la musique. Puis son père l’enverra en Italie, mais il revient vite : l’opéra italien ne l’intéresse pas. Il est organiste dans différentes villes, à Clermont-Ferrand, à Paris chez les jésuites, et à Notre-Dame de Dijon pendant six ans. En 1723, date à laquelle il se fixe à Paris, il a quarante ans, il s’est révélé jusque-là de deux façons : d’abord comme compositeur de pièces pour clavecin, ensuite comme théoricien, il écrit le « Traité de l’harmonie réduite à ses principes naturels » et d’autres ouvrages. Il est considéré comme un « scientifique » de la musique. Notons que la même année 1723, il épouse Marie-Louise Mangot ; quatre enfants naîtront dont deux survivront.

 

LES PIECES DE CLAVECIN

Qu’écrit-on, en France, pour le clavecin au 18ème siècle ? des « suites » ; c’est-à-dire que l’on groupe des pièces, qui sont des danses, et des pièces plus ou moins descriptives, portant des titres par exemple ‘’les sauvages’’. Rameau aurait entendu en 1725 deux peaux-rouges de Louisiane, il reprendra cette pièce dans les Indes galantes.

 

 

 

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Les Indes galantes : les Incas du Pérou

 

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