Mot du Président

 

 

L’édition 2018 du concours « Défense et Illustration de la Langue Française » organisé par l’Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques (AMOPA) au niveau national a présenté plusieurs nouveautés en Côte d’Or.

L’équipe a été profondément renouvelée. Madame Josiane Saule a assuré avec talent la présidence du Jury. Madame Chantal Pioche s’est chargée de la lourde tâche de la réalisation du Florilège que vous avez entre les mains ainsi que d’informer les lauréats et leurs enseignants des résultats du concours.  

En passant de nombreuses heures à la librairie Grangier, Monsieur Bernard Gaudillière et Madame Josiane Saule ont choisi avec soin, compétence et passion les livres qui sont remis aux lauréats, en récompense de leurs travaux.  

Grands mercis à eux.

Mes remerciements vont également à tous les membres du jury qui ont, avec perspicacité, conduit à l’émergence des lauréats parmi les nombreux candidats. 

Cette année, plusieurs établissements ont proposé des œuvres de leurs élèves pour la première fois en s’ajoutant aux élèves des établissements partenaires habituels.  

Ceci nous a permis de récompenser 20 élèves du département de la Côte d’Or ainsi que 5 élèves de l’établissement polonais jumelé avec nous.  

Merci au Conseil Départemental et au Président François Sauvadet de nous accueillir dans la magnifique salle du Conseil ce qui contribue au prestige des récompenses remises aux lauréats.

Toute la section AMOPA 21 est fière de pouvoir participer à la Défense de la Langue Française.  

 

                                                                                                                                      Professeur Bernard DECARIS, 

Président de l’AMOPA 21

 

 

Pour information

La saisie des textes a été faite en respectant les productions originales. Seules, quelques corrections de ponctuation, d’orthographe ou de maladresses syntaxiques ont été apportées.

Les textes sont présentés dans l’ordre du Palmarès, (voir ci-après), qui sert de sommaire.

Josiane SAULE, Présidente du jury du concours.

             

 

ASSOCIATION DES MEMBRES DE L'ORDRE DES PALMES ACADEMIQUES SECTION DE LA CÔTE D'OR

PALMARÈS DU CONCOURS 2017-2018

« DÉFENSE ET ILLUSTRATION DE LA LANGUE FRANÇAISE »

 

 

 

 

 

             PRIX D'EXPRESSION ÉCRITE DE LA LANGUE FRANÇAISE  

 

Cours Moyen 1ere  Année :

 

1er Prix ex-aequo   BOUILLOT    Elléa            

Ecole La Trémouille à Dijon,   Professeur M. FEMENIAS.

1er Prix ex-aequo  TALL-JALLALI   Sanah

Ecole Les Cèdres à Quétigny,  Professeure Mme DELOGE.

2e  Prix ex-aequo   DURIAUX   Gaella           

Ecole Les Cèdres à Quétigny,  Professeure  Mme DELOGE.

2e  Prix ex-aequo   GUYON    Léonie            

 

Cours Moyen 2 emeAnnée :

Ecole Flammarion à Dijon,      Professeure Mme CREHANGE.

1er Prix  COMMUNOD   Axel                           

 

Classe de Sixième :

Ecole Marie Laurencin à Mirebeau,  Professeure Mme MANGE.

1er Prix  BOURLIER  Zoé                                      

Collège Champ Lumière à Selongey, Professeure Mme FORQUET.

2e  Prix  LE QUANG  Bertille                             

 

Classe de Cinquième :   

Collège Marcelle Pardé à Dijon,  Professeure Mme DURANDIERE.

1er  Prix  THOMAS  Jinya                                    

 

 

              PRIX DE LA JEUNE POÉSIE

 

Classe de Sixième :

 Collège Champ Lumière à Selongey, Professeure Mme RAYMOND.       

1er  Prix  PISSOT-TARTERET  Maxime  

Collège Champ Lumière à Selongey, Professeure Mme FORQUET.

2e  Prix  QUANEAUX  Angèle                           

 

Classe de Cinquième :

Collège Champ Lumière à Selongey, Professeure Mme FORQUET.

1er  Prix  PALUMBO Eden                                 

 

Classe de Troisième :

Collège Champ Lumière à Selongey, Professeure Mme RAYMOND.

1er  Prix  FROCHOT Enzo                                    

 

Classe de Seconde :

Collège Champ Lumière à Selongey, Professeure Mme FORQUET.

1er  Prix  LAVIRON   Monette                          

 

Classe de Première :

Lycée Montchapet à Dijon, Professeure Mme MUNIER.

1er  Prix  LAVIER  Morgane   Pour l'ensemble de ses deux textes. Lycée Marey à Beaune, Professeure Mme BUISSON.

« L’Oiseau de Liberté » transmis au Jury National

 

2e  Prix  SIMONET  Faustine                     Lycée Prieur de la Côte d'Or à Auxonne, Professeure Mme JAMINION.

 

 

      

 

 

 

 

 

 

             PRIX MAUPASSANT DE LA JEUNE NOUVELLE

 

Classe de Quatrième :

1er  Prix  HIDRI  Yousra                                  Collège Boris Vian à Talant, Professeure Mme GUERRA.

2e   Prix  GIRARD  Naël                                 Collège Boris Vian à Talant, Professeure Mme GUERRA.

 

Classe de Troisième :

1er  Prix  JOLLY  Axelle                                Collège Claude Guyot à Arnay le Duc, Professeure Mme CHARLES.

 

Classe de Seconde :

1er  Prix  PLANÇON  Lily                               Lycée Montchapet à Dijon, Professeure Mme MAUPETIT.

Texte transmis au Jury National

2e   Prix  LEGER  Solène                                 Lycée Montchapet à Dijon, Professeure Mme MUNIER.

 

 

 

             PRIX DÉCERNÉS Á DES COLLÉGIENS ET LYCÉENS POLONAIS

                           JUMELAGE AMOPA CÔTE D'OR – POLOGNE

 

             PRIX D'EXPRESSION ÉCRITE DE LA LANGUE FRANÇAISE

  

Deuxième année de français en collège : 1er Prix ROSZKIEWICZ  Gabriela             Collège St François d'Assise à Legnica. Professeure Mme JUJECZKA.

 

Première année de français au lycée : 1er Prix MALINSKA   Wiktoria          Lycée catholique St François d'Assise à Legnica. Professeure Mme JUJECZKA.

 

 

 

             PRIX DE LA JEUNE POÉSIE

 

Troisième année de français en collège :

1er Prix KACZMAREK  Gabriela        Collège St François d'Assise à Legnica. Professeure Mme JUJECZKA.

Poésie transmise au Jury National

 

Troisième année de français au lycée :

1er Prix BOROWSKA  Julia                 Lycée catholique St François d'Assise à Legnica. Professeure Mme JUJECZKA.

Poésie transmise au Jury National

 

Classe de Terminale au lycée :

2e Prix TATYS  Klaudia               Lycée catholique St François d'Assise à Legnica. Professeure Mme JUJECZKA.

 

             

 

 

 

 

 

 

 

Si tu pouvais habiter la maison de tes rêves, à quoi ressemblerait-elle ?

 

 

 Ma maison serait technologique. Elle aurait une salle avec des télévisions aux murs ainsi que des claviers. Il y aurait aussi un jardin technologique avec une piscine et un jacuzzi. Au centre, on trouverait un arbre de transformation : là, où tu peux te métamorphoser en l'animal que tu veux. J'aurais plein d'animaux (des bébés loups, des bébés dragons…). J'irais à l'école en limousine technologique avec des décorations de loups blancs dessus.

Quand je voudrais aller à un endroit, je n'aurais pas besoin de me déplacer parce que je pourrais, depuis chez moi, appuyer sur un bouton et ma maison se téléporterait dans l'endroit choisi.

Elle serait, bien évidemment, chaleureuse, accueillante et apaisante. Il y aurait beaucoup de chambres. La mienne comprendrait une salle de bains derrière un rideau. J'aurais aussi un lit technologique avec un portail pour voyager dans le monde entier. Mes amis pourront venir me voir chez moi.

J'aurais aussi, dans mon jardin, un buisson en or. Ainsi, quand les pauvres auront besoin de se nourrir, je pourrais leur donner de l'argent.

Les papillons voleraient dans le ciel comme si la gravité cessait d'exister.

Il y aurait aussi plusieurs passages secrets dans ma maison et, dans mon jardin, un tunnel secret. Dans ma chambre, il y aurait aussi un fauteuil dimensionnel. Un parc d'attractions serait construit dans mon jardin.

                                     Voilà, maintenant vous savez à quoi j'aimerais que ma maison ressemble.

 

 

BOUILLOT  Elléa

1er Prix ex-aequo CM1

École La Trémouille - Dijon

Professeur : M. FEMENIAS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si tu pouvais habiter la maison de tes rêves, à quoi ressemblerait-elle ?

 

 

 La maison de mes rêves serait gigantesque : il y aurait six chambres, une grande cuisine coquette. Ma maison serait fastueuse et chaleureuse. Dans le jardin, on ferait un petit potager où on planterait des tomates, des concombres et des carottes. On creuserait une grande piscine entourée de petites fleurs multicolores. J'aurais deux salles de bains et une douche. Dans le jardin, en plus de la piscine, on trouverait une balançoire, un trampoline et un toboggan. La maison serait très décorée avec de nombreux miroirs. J'aurais un immense dressing. Et, quand je voudrais aller faire du shopping, je claquerais des doigts et je serais arrivée à destination. Il y aurait un sous-sol où on installerait une grande table de ping-pong et un endroit couvert de tapis pour pouvoir faire de la gymnastique et danser. Ma chambre serait lumineuse et apaisante. Le lit serait grand et agréable. J 'aurais beaucoup d'animaux : trois chats (un noir, un gris et un blanc), dix poissons (cinq rouges et cinq multicolores), deux lapins gris et blanc, cinq hamsters roux, cinq oiseaux qui chanteraient quotidiennement. Dans le salon, on trouverait une immense télévision, un très grand canapé gris et une table à manger pour dix personnes, des enceintes pour pouvoir chanter et faire du karaoké. Enfin, j'aurais un studio pour créer et enregistrer mes chansons.  

 

 

TALL-JALLALI  Sanah

1er Prix ex-aequo CM1

École des Cèdres - Quétigny

Professeure : Mme DELOGE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si tu pouvais habiter la maison de tes rêves, à quoi ressemblerait-elle ?

 

 

 Ma maison sera pleine de gourmandises… Elle sera majestueuse et immense. J'inviterai toutes mes amies et on mangera des tartelettes, des bonbons, des gâteaux. Bien sûr, le dentiste sera gratuit ! Il y aura une immense piscine avec un transat, un toboggan, un stand de frites.

Le petit paradis pour tout le monde !

N'oublions pas ma chambre. Elle sera composée d'un grand lit avec un baldaquin, un oreiller plutôt confortable. On trouvera toutes les boissons : sodas, jus de fruits, sirops… Il y aura des jeux ; bref, une maison de rêves. Je ferai des soirées-pyjamas presque tous les jours. Dans le salon, on trouvera, évidemment, un pouf en forme de donut. Mon armoire sera recouverte de stickers, de bonbons.

Dans mon jardin, il y aura un arbre à sucettes. L'herbe sera des morceaux de réglisse. Enfin, dans ma cuisine, on servira des plats délicieux. Tous les dimanches, j'organiserai une soirée-crêpes avec mes amies (à la confiture ou au chocolat). 

Ce sera succulent !

 

 

DURIAUX Gaella

2e Prix ex-aequo CM1

Ecole des Cèdres - Quétigny

Professeure : Mme DELOGE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si tu pouvais habiter la maison de tes rêves, à quoi ressemblerait-elle ?

 

 

                                    Quand je ferme les yeux, j'imagine la maison de mes rêves.

Elle est immense et très très belle. De l'extérieur, on voit la piscine avec l'eau bleue turquoise dans le jardin. Elle est entourée d'un splendide portail doré. Les murs sont peints en rose et les volets sont rouges. Quand on ouvre la porte, on sent l'odeur des biscuits que j'ai préparés avec ma maman. L'entrée est joliment décorée : il y a des photos, des fleurs mises dans de jolis vases … On sent le bonheur d'être chez soi !

Dans la salle à manger, on peut voir un grand canapé et une télé énorme, un peu plus petite que celles dans les cinémas.  Juste à côté, j'ai une immense table pour recevoir du monde et de très belles chaises. On compte dix chambres avec chacune leur salle de bains. Je ne vous décrirai pas les neuf autres chambres mais je vous détaillerai la mienne. Elle est gigantesque avec de nombreux meubles, un lit à baldaquin, tous mes jouets, plein de décorations et un géant miroir. Puis, il y a ma salle de bains et mes toilettes. Ma salle de bains contient une baignoire avec des jets d'eau de partout ; ma salle de bains contient,  aussi, une douche, également, avec des jets d'eau. Les toilettes sont en pièce séparée et  ressemblent à un trône. Aussi, ma maison a un balcon trop, trop beau avec des fleurs et, juste à côté, il y a l'enclos de ma licorne qui est en train de manger du foin. 

Voilà comment j'imagine la maison de mes rêves.

 

 

GUYON Léonie

2e Prix ex-aequo CM1

Ecole Flammarion – Dijon

Professeure : Mme CREHANGE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si tu pouvais habiter la maison de tes rêves, à quoi ressemblerait-elle ?

 

 

 La maison de mes rêves se trouverait au-dessus de la mer, sur une falaise. Elle serait faite de bois, de pierre et de verre. Il y aurait trois étages : un étage jeux-vidéo pour m'amuser, un deuxième étage pour les chambres avec la salle de bains et un troisième étage avec une piscine et un jacuzzi. Tout au-dessus du toit, il y aurait des filets de 7 m. pour faire un terrain de foot. Il y aurait aussi un ascenseur qui descendrait à l'intérieur de la montagne, ce serait le garage. La maison pourrait bouger ; il y aurait des barres en fer qui la descendraient à la mer. Mais, on pourrait aller directement dans la mer en glissant sur un toboggan. Pour remonter, on prendrait un escalator.

J'aurais 30 chiens ; alors, à l'extérieur, il y aurait un énorme parc à chiens avec une salle de jeux pour eux. Des gardes circuleraient autour de ma maison pour la protéger. Parlons de ma chambre. Il y aurait un lit avec, au-dessus, un aquarium avec des poissons. Je trouve cela très beau et on pourrait voir les poissons grandir. Dans la salle de bains, il y aurait une douche à l'italienne mais aussi, une baignoire avec des bulles et des jets d'eau.

                                 Et voilà, la maison de mes rêves.

 

 

COMMUNOD Axel

1er Prix – CM2

École Marie Laurencin – Mirebeau / Bèze

Professeure : Mme Karine MANGE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que pensez-vous de ces marins qui embarquent pour de longues semaines en solitaire ? Que cherchent-ils ?

Imaginez ce qu'ils peuvent ressentir. Seriez-vous tenté(e) par ce type d'aventure ?

 

Si ces marins s'embarquent dans cette folle aventure, c'est que ce sont des hommes (et des femmes) qui sont passionnés. Passionnés par la mer, cette force de la nature bleu azur lors de belles journées d'été ou bleu marine lors de magnifiques nuits étoilées. Je m'imagine des hommes et des femmes courageux à la recherche de sensations fortes et d'adrénaline. Et je pense que les gens autour d'eux qui les traitent de fous ou d'inconscients ne se rendent pas compte que ce n'est pas la folie qui habite ces marins mais la passion. Ils sont conscients des risques et des dangers qu'ils vont rencontrer durant leur périple mais ils ont soif d'aventures et affrontent leurs peurs avec courage.

 

Lors de leur voyage sur les flots, l'adrénaline est, certes, au rendez-vous mais la fatigue, la peur, la tristesse… tiraillent aussi nos courageux marins. Imaginez-vous être séparés de votre famille, de vos amis, de toutes les personnes que vous aimez ? C'est comme si on vous privait d'une partie de votre cœur. Comme si vous n'étiez qu'une coquille vide durant un long périple à travers mers et océans.

 

Et puis, dormir sur un bateau en plein milieu de l'océan n'est pas une mince affaire, surtout quand on sait qu'à la moindre erreur de notre part, le bateau peut sombrer dans les profondeurs, emportant notre vie avec ! Heureusement, le voyage est aussi plein de bonheurs : imaginez !... La mer est calme, cela fait déjà quelques heures que la nuit est tombée, les étoiles brillent...Quel bonheur pour les yeux !!! Ou alors, au contraire, les vagues sont grosses, le ciel est bleu azur, le vent et l'eau salée vous fouettent le visage ! Et puis, il y a aussi les magnifiques couchers et levers de soleil !

 

Malgré tous ces bonheurs, je ne me lancerais jamais dans cette folle aventure pour la simple et bonne raison que je ne porte pas en moi la passion de la mer même si je respecte ces matelots.

 

 

BOURLIER Zoé

1er Prix - 6e B

Collège Champ Lumière - Selongey Professeure : Mme FORQUET

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que pensez-vous de ces marins qui embarquent pour de longues semaines en solitaire ? Que cherchent-ils ?

Imaginez ce qu'ils peuvent ressentir. Seriez-vous tenté(e) par ce type d'aventure ?

 

 

 Cela me rappelle une vieille histoire d'un marin très courageux, un entêté nommé Elias Tierau. Elle est parfaite pour répondre aux questions posées.

 Dans le temps, les familles n'avaient pas systématiquement de quoi nourrir leurs enfants. Alors, ils les envoyaient dans des couvents ou dans des familles volontaires, mais toujours dans des lieux où ils seraient nourris correctement. C'était le cas d'un petit garçon nommé Elias Tierau. Ses parents étaient de pauvres villageois qui avaient habité le Morvan ; cette région où, à une certaine époque, les enfants confiés à d'autres personnes étaient fréquents. En général, on ne disait pas aux enfants qu'ils avaient été abandonnés, mais, là, ce garçon l'apprit et … à 17 ans, il décida de s'élancer sur les eaux de l'Atlantique. Que cherchait-il ?  Cet orphelin recherchait sa famille. Il était persuadé qu'elle était quelque part et, pour la retrouver, il était capable de remuer ciel et terre, inlassablement. Un feu s'était allumé au fond de lui, un feu qu'on ne pouvait éteindre. Il était sûr de pouvoir ainsi retrouver sa famille. C'est la raison pour laquelle, il parcourait les mers en ressentant un sentiment très puissant. Le sentiment le plus puissant au monde : l'amour. L'amour a déjà fait faire bien des choses à des individus ! Mais cette source de puissance ne fait pas tout. Un soir, alors qu'Elias sortait de l'Auberge aux voiles blanches (référence aux couleurs des voiles du bateau de Thésée, à son retour du combat avec le Minotaure), une terrible tempête s'était levée. Le barman et les paysans de l'auberge lui avaient conseillé de ne pas sortir en mer mais Elias, ayant beaucoup bu, ne les écouta pas. Titubant, chancelant, hoquetant, il se dirigeait vers son bateau dont l'odeur iodée l'attirait et ce, irrésistiblement … Il tomba à bord, manquant même de tomber à l'eau. Dans l'enceinte du port, l'eau n'était pas trop agitée. Il arrivait à contrôler la direction bien qu'aléatoire de son bateau. Mais dès qu'il fut en mer, il fit quelques mètres, puis son bateau  heurta un rocher et il sombra… Pendant combien de temps futil emporté par la tempête ? Nul ne le sait. En tout cas, lorsqu'il se réveilla, il regarda autour de lui et ce qu'il vit le cloua sur place ; il se trouvait au centre d'une île mais ce n'était pas le chaos ! Des arbres fruitiers et odorants envahissaient la place du village où il s'était réveillé. Des enfants jouaient tandis que des adultes discutaient aimablement. Parmi tant de monde, Elias aperçut un ami d'enfance, une voisine de l'aubergiste où il s'était arrêté et même la mère de cet aubergiste et … incroyable, merveilleux, sensationnel … comment le décrire ? Là, prenant à boire dans un café, ses parents dont il avait vu des photos. Il s'approcha et se jeta sur eux. Quel moment euphorique ! Ses parents se levèrent d'un bond et étreignirent leur fils à l'en étouffer. Le soleil baignait  leurs trois corps d'une douce lumière. Elias leur parla de sa vie et leur proposa de les ramener, mais, par quel chemin ? Il avait beau se creuser la tête, il ne trouvait pas … Finalement, il n'était pas si mal dans ce lieu, et puis, on ne peut pas revenir … du paradis.

 

 Serais-je tentée de faire de même ? Moi, j'aurais engagé des personnes à mes côtés. Je ne suis pas tellement peureuse, mais la mer est quand même dangereuse. Imaginez que Poséidon soit tapi au fond des eaux sombres, prêt à frapper de son trident le moindre imprudent. Ce n'est pas pour moi ! Encore un détail, Elias n'avait pas ses parents. Moi, j'ai les miens ! Pour lui, la quête était plus intéressante et légitime ! Je trouve que ce n'est pas le courage et le fait de ne pas avoir peur qui enlèvent le danger : ces marins sont finalement souvent imprudents … Un accident est vite arrivé !

 

 

LE QUANG Bertille

2e Prix - 6e D

Collège Marcelle Pardé - Dijon

Professeure : Mme Sylvie DURANDIÈRE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que pensez-vous de ces marins qui embarquent pour de longues semaines en solitaire ? Que cherchent-ils ?

Imaginez ce qu'ils peuvent ressentir. Seriez-vous tenté(e) par ce type d'aventure ?

 

 

 Les marins sont des personnes qui aiment voyager, partir à l'aventure… seuls. Ils ont le plaisir et la chance de naviguer en mer sur des bateaux qui coûtent très cher. Ces marins possèdent de grandes qualités : ils sont intrépides, infatigables, expérimentés, musclés afin de diriger leurs bateaux, mais surtout extrêmement courageux.

 Ces longs voyages en solitaire se préparent très longtemps à l'avance car il faut être assez fort physiquement et mentalement. Ces marins cherchent à se dépasser, à accomplir un exploit. Lors des traversées, ils ressentent beaucoup d'ivresse et de plaisir mais également d'angoisse, de peur, de fatigue ou de colère. Ils doivent faire face aux tempêtes, aux orages violents, à la chaleur ou au froid.

          Les marins sont aussi des amoureux de la nature qui alertent le monde sur la pollution des océans et sur les effets du réchauffement climatique (ex : la fonte des glaces). Peut-être verront-ils des baleines, des dauphins, des raies, d'innombrables espèces d'oiseaux des îles paradisiaques ? Instants magiques qui les motivent à avancer !  Quant à moi, je ne me sens pas capable de partir, seule, en mer, mais je ne sais pas ce que me réserve l'avenir...

 

 

THOMAS  Jinya

1er Prix - classe de 5e B Collège Champ Lumière - Selongey

Professeure : Mme RAYMOND

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix de la jeune poésie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La rentrée

 

 

Ça ne m'a pas enchanté

De quitter ces vacances d'été,

Pour retourner étudier

Et être interrogé

Sur ce que je n'avais pas révisé !

 

Quand je rentre dans la classe

Je me mets à ma place,

Faire des maths me glace

Mais il faut que j'y passe

Si je veux devenir un as !

 

Enfin midi,

 J'ai un grand appétit

Surtout quand il y a du riz.

 Dès que j'ai fini,

Je sors retrouver mes amis.

 

 

PISSOT-TARTERET  Maxime

1er Prix - 6e A

Collège Champ Lumière - Selongey Professeure : Mme FORQUET

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hiver

 

 

Un paysage blanc

Ainsi qu'un magnifique temps

De gros flocons

Tombent dans le vallon.

 

De la fenêtre de sa maison,

Un petit garçon

Regarde avec émerveillement

Les beaux gros flocons.

 

Le matin un rhume

Dans la brume,

Et un mouchoir

 Pour le soir.

 

Mettre une écharpe

 Au son de la harpe,

Et un gros manteau

Car il ne fait pas chaud.

 

Une belle soirée

Au coin du feu

A écouter

Un chant heureux.

 

A Noël

Des cadeaux

Des plus p'tits

Des plus gros.

 

Au Nouvel An,

On est plus grands,

Toute une année qui recommence

   Jusqu'à la prochaine année !

 

 

QUANEAUX Angèle

2e Prix - 6e A

Collège Champ Lumière - Selongey

Professeure : Mme FORQUET

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La mort

 

 

Pourquoi es-tu parti si vite ?

Je voulais encore te prendre dans mes bras.

Un jour, tu me quittes,

Puis, j'apprends que tu n'es plus là.

Repenser au même souvenir,

Ferait remonter le temps.

Je n'ai plus le sourire,

Car tu t'es envolé en un coup de vent.

Je pleure et je pleurerai toutes les larmes de mon corps,

 Car maintenant, tu es parti.

Je t'aime et je t'aimerai malgré la mort,

Car tu fais partie de ma vie.

 

 

PALUMBO Eden

1er Prix - 5e B

Collège Champ Lumière - Selongey Professeure : Mme RAYMOND

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Imagine !

 

 

Imagine un monde sans guerre,

Un monde sans misère,

Imagine un monde de paix,

Un monde sans suspect ;

 

Imagine un monde sans armes

Un monde sans larmes,

Imagine un monde sans dictature,

Un monde sans injures ;

 

Abats toutes ces violences,

Ne tentons pas l'ignorance,

Abats toutes ces inégalités,

Essayons de nous respecter ;

 

Nous sommes responsables de nos actes,

Ne croyons pas qu'il n'y a pas d'impact,

Battons-nous pour un monde meilleur,

Un monde sans heurts et sans pleurs.

 

 

FROCHOT Enzo

1er Prix - 3e A

Collège Champ Lumière - Selongey Professeure : Mme FORQUET

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

        

Combien ?

 

 

Amal avait treize ans Amal était un enfant.

 

Il a traversé les frontières

Il a affronté les vagues enragées de la mer

Amal voulait réaliser son rêve Vivre, être un enfant, être un élève

Il a quitté son père, quitté sa mère

Il a fui cette guerre carnassière Amal, ce soir-là, est monté dans l'embarcation,

Cohue agitée d'espérance et d'appréhension

On pouvait lire dans son regard

Ses rêves d'harmonie, ses espoirs Mais cette nuit-là, le vent a déferlé

La frêle gondole a chaviré

Amal a lutté dans cette terrible tempête

Au milieu des hurlements stridents qui résonnaient dans sa tête

Soudain, Amal n'a plus entendu les cris Il a quitté le chaos de cette nuit, de cette vie

Ses jeunes paupières se sont refermées

Les étoiles se sont inclinées devant lui

Dans leurs bras scintillants, elles l'ont recueilli

 

Amal avait treize ans

Amal n'était qu'un enfant

 

Combien seront-ils à s'aventurer dans cette étendue insatiable ?

Combien de vies s'évaporeront dans l'obscurité ?

Combien ?

Combien ?

Combien d'Amal épuisés devront encore fermer les paupières Pour que nous ouvrions enfin nos yeux ?

 

 

LAVIRON Monette

1er Prix – Classe de Seconde 6 Lycée Montchapet

Professeure : Mme MUNIER

 

 

 

 

 

 

 

 

 L'oiseau de liberté

 

 

                                                  Mon âme est un oiseau libre

                                       Qui vogue à côté des nuages vaporeux

                                                Elle me dicte les chemins à suivre

                                       Déployant ses ailes dans l'immensité bleue

 

                                    Elle me pousse dans le gouffre sans fond                                 

 Pour me montrer la dureté de la vie.                            

Puis elle me fait connaître le grand frisson                           

Celui qui s'approche peu à peu de la folie.

 

                                    Elle me conduit près du soleil lumineux,                                           

Je me brûle à ses rayons de feu.

                                           Elle plonge avec moi dans la mer

  Éblouie, je me confonds avec son âpreté amère.

 

                                  Quand elle s'endort dans le profond lointain,

                            Je tisse ma vie tout autour de l'amour

                                   Elle me laisse et meurt seule dans un coin

                                  Mon âme rejoint l'esprit divin pour toujours.

 

                                    Abandonnée par l'étoile de la liberté,

                               Je me transforme peu à peu en oiseau enchaîné                                    

               Mes ailes perdent leurs couleurs et leur beauté

                       Et le monde voit s'envoler un corps vers l'éternité.

 

 

 

 

                                                      

LAVIER  Morgane

1er Prix ex-aequo

Classe de 1ière L

Lycée E.J. Marey à Beaune

Professeure : Mme J. BUISSON

 

Texte transmis au jury national - Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le temps

 

 

Le premier cri de ta vie

C'est le temps qui te l'a pris.

Le premier regard de tendresse,

Le temps l'a transformé en détresse.

 

Tes premières larmes,

Le temps n'oublie pas ses armes.

 La venue de la souffrance

 Le temps danse.

 

Ta porte et tes fenêtres fermées,

Le temps n'a pas oublié.

Ton regard rempli de terreur

Le temps se rassasie de ta douleur.

 

Ta rencontre avec la haine

Le temps se déchaîne,

Le péché de cet amour trompé,

 C'est le temps qui te l'a dicté.

 

Le temps passe et tu trépasses,

Mais lui ne t'oubliera pas.

Car tu fais partie de sa vie

 Et tu voyages avec lui.

 

 

LAVIER Morgane

1er Prix ex-aequo Classe de 1ière L

Lycée E.J. Marey à Beaune

Professeure : Mme J. BUISSON

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ma merveille

 

 

                                                                       Ces lèvres pouvant faire battre tous les cœurs,

                                                                     Ces lèvres qui me hantent de bonheur,

    Ces lèvres merveilleuses,   

Si douces et si pulpeuses,

                                                                     D'autres les ont embrassées.

 

                                                En les admirant, je ne fais que m'embraser.                                       

Ce rose si parfait, tel un camélia,                                             

Seul mon cœur, il saisira.

                                                                     Nul ne peut faire semblant

                                                                     Face à ce sourire désarmant.

 

                                                  La courbure de cet arc de Cupidon                                             

Emplit ce doux visage de séduction.                                       

Cette bouche, personne ne pourrait la décrire,                                            

Mais si vous saviez à quel point je l'admire.

                                                                     Je ne peux que succomber devant tant de beauté.

 

 

SIMONET Faustine

2e Prix Classe de 1ière ES3

Lycée Prieur de la Côte d'Or - Auxonne

Professeure : Mme JAMINION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix Maupassant de la Jeune Nouvelle

 

 

Relié par un bijou (Nouvelle fantastique)

 

 J'errai dans les rues de Congo, plus principalement dans l'avenue Liesnard où il y avait de grands immeubles en verre ; le soleil se reflétait contre les vitres. Je marchais pour me rendre au marché des fruits et légumes, mon bébé, Léon, dans les mains. Léon était le seul membre de ma famille ; mon père était mort à l'âge de vingt-cinq ans et il m'avait demandé, avant sa mort, de donner un magnifique bracelet rouge sang brillant à ma tante Kwame mais, tentée par la curiosité, je l'avais mis et depuis, je n'arrivais plus à l'enlever. Quant à ma mère, elle nous avait laissés à ma naissance quand j'étais née.  Soudain, mon attention se porta sur une dame âgée, chauve et au visage effrayant. Elle était squelettique mais le plus terrifiant étaient ses yeux rouge sang comme le bracelet. Cette dernière discutait avec une jeune maman qui était en colère et qui la poussa par terre. Personne ne venait l'aider, alors je décidai de m'avancer et je lui tendis la main.Elle la prit volontiers et au contact de sa main glaciale, un frisson me parcourut la colonne vertébrale. Elle défroissa rapidement ses vêtements puis me regarda de ses yeux rouges hypnotisant …Je l'emmenai près d'un banc et je m'installai à côté d'elle. La dame se tourna vers moi et me dit d'une voix fragile et éraillée :

 « Merci de m'avoir aidée, c'est très gentil de votre part ! »

Un silence s'interposa entre nous deux. Je regardais le paysage qui était splendide.

«  Je peux vous poser une question ? interrompit la vieille dame .

-  Euh … oui, me méfiai-je.

-  Comment vous appelez-vous ? Me questionna-t-elle, en me regardant droit dans les yeux.

-  Je ...je m'appelle Ankama, et vous ?

-  Moi, c'est Amakna, me répondit-elle. Vous ne trouvez pas que nos prénoms se ressemblent ? Remarqua-t-elle ».

Je réfléchis un instant à cette inquiétante coïncidence … Mon bébé pleura soudainement et je commençais à le calmer. 

« Oh ! Mais quel beau bébé ! remarqua Amakna.

-  Merci.

-  Pourriez-vous me rendre un service ? hésita-t-elle à me dire.

-  Mais bien sûr, répondis-je, maintenant plus à l'aise. - Je dois aller voter et … - Et quoi ? Coupai-je.

-  Accompagnée de votre bébé, je pourrais avancer dans la file plus rapidement, suggérat-elle en soupirant.

-  Mon quoi ! M'exclamai-je.

-  V-O-T-R-E  B-É-B-É, articula Amakna, et promis, je vous le ramène à midi pile, poursuivit-elle. - Je ne sais pas … hésitai-je à peine, comme hypnotisée par son regard.

 

Je me souviens à peine lui tendre mon enfant pour la voir filer à toute allure et disparaître dans la foule.

 

Je repris mes esprits aux alentours de vingt et une heures … Qu'avais-je fait ? Où était mon fils ? Et cette vieille sorcière ? Les questions se bousculèrent … sans réponse.

 

Je courus jusqu'au marché où j'avais rencontré la vieille dame. Plus j'avançais et plus le ciel s'assombrissait. Les minutes s'écoulaient et elle n'était pas revenue.

J'interrogeais, alors, un passant qui traversait la rue, un jeune homme chauve et bronzé, aux yeux marron très foncés ; il portait des lunettes noires.

« Excusez-moi, Monsieur, vous n'avez pas vu une vieille dame, très maigre, effray… - Amakna ? Hésita-t-il.

-  Ouiiii ! M'exclamai-je, soulagée d'entendre qu'elle existait vraiment.

-  Mais, elle est morte depuis au moins trois mois, m'interrompit-il.

-  Mais … je l'ai vue tout à l'heure, c'est pas possible, m'effondrai-je, complètement ahurie. Non, non, non, hurlai-je, anéantie.

-  Suivez-moi, je vais vous montrer ».

Je le suivis jusque sur le perron d'une église avec un cimetière juste à côté. Il faisait sombre et je commençais à être fatiguée par cette journée. L'atmosphère était vraiment horrible : les tombes grises étaient recouvertes de fleurs fanées. Nous traversions les allées et finîmes par trouver la tombe d'Amakna.

 

« - Mais, je n'ai pas halluciné tout à l'heure ; elle était devant moi en chair et en os, criaije.

-  Bon, lisez sur la tombe !

-  Ici reposent Amakna 1925-1960 et son fils Noël 1959-1960, lus-je à haute voix tremblante ».

 

Je m'écroulai à terre, stupéfaite par ce qui se passait … « Il faut creuser, je veux voir ce qu'il y a dans cette tombe !

-  Euh ... c'est que …

-  DONNEZ-MOI UNE PELLE ET TOUT DE SUITE ! Ordonnai-je en hurlant, à la limite de la folie ».

 

Mon accompagnateur s'exécuta : il s'absenta quelques secondes et revint avec une pelle. Pendant qu'il pelletait, je creusais, également, à mains nues, enragée, en larmes… Je discernais enfin une forme, puis reconnus Amakna portant un bracelet rouge, le même que le mien, avec mon bébé entre les jambes. Je lâchai mon sac qui se vida intégralement : mon portefeuille, mes papiers d'identité, mon porte-monnaie, ma petite trousse de maquillage, mon miroir… Je m'écroulai presque inconsciente, sur le tas de terre.

Une douleur vive et brûlante au poignet me tira de ce demi-coma.

Mon regard se posa sur mon miroir, brisé, mais je réussis tout de même à décrypter le reflet de l'inscription de la pierre tombale : « ici repose Léon et … Sous le choc, je m 'évanouis … et, plus rien ...

 

HIDRI Yousra

1er Prix - Classe de 4e 2

Collège Boris Vian - Talant

Professeure : Mme GUERRA

 

 

Prix Maupassant de la Jeune Nouvelle

 

 

Le miroir

(nouvelle fantastique)

 

 Un dimanche du mois de janvier, j'avais décidé de me lever plus tôt que d'habitude pour aller à une brocante (une des plus grandes de Bourgogne). Je faisais quelques tours dans les allées et à un moment je suis tombé sur un magnifique miroir enrobé d'or. J'ai demandé au vendeur quelques renseignements sur celui-ci qui m'avait l'air unique en son genre. Il me dit qu'il ne fallait pas s'approcher trop longtemps et de ne pas se regarder dans les yeux. Je ne l'ai pas écouté et ai décidé de l'acheter. J'avais décidé de rentrer chez moi et de placer le miroir dans le couloir pour faire un style du temps de Louis XVI.

 Ce soir-là, j'avais mes voisins qui me rendaient visite. J'allais chercher l'apéro dans la cuisine et, en passant devant le miroir, j'avais vu que je m'étais taché ; alors, je m'étais regardé dans le miroir quand, tout à coup, je ne vis plus rien et j'avais l'impression de m'être fait hypnotiser ; j'entendais des bruits de voitures et je sentais des odeurs de pollution. Mais si j'étais hypnotisé, je ne sentirais pas ces odeurs et je n'entendrais pas, non plus, les bruits des voitures. Et, à ce moment-là, j'ai repensé à ce que le vendeur m'avait dit au niveau du miroir. Je voyais des voitures volantes et j'ai pensé que j'étais dans un monde futuriste. J'ai tout de suite ouvert les yeux et j'étais allongé au sol, dans le couloir. Je me suis relevé et je suis reparti chercher l'apéro. Je suis retourné vers mes voisins et la fin de la soirée s'est bien passée. Ils sont partis et moi, pour oublier ce qui s'était passé, je suis allé voir un film de guerre des années 14-18. Une fois celui-ci fini, je suis allé me coucher. Par contre, je suis toujours choqué par ce qui m'était arrivé plus tôt, dans la soirée.

 

 Le lendemain, je me suis réveillé et j'ai fait ma routine. Je suis passé dans le couloir et, toujours surpris de la veille, j'ai analysé ce miroir mystérieux et surprenant. J'ai tout de suite senti la même sensation que la veille (le vide, l'hypnose et le mal de tête) sauf que cette fois-ci, j'étais projeté dans le passé, au plein milieu de la guerre 1418. Au début, je ne comprenais pas la situation, j'entendais des coups de feu et me suis rendu compte que de nombreuses personnes étaient blessées. Je m'étais retrouvé dans une petite maison en sécurité mais pas si loin des coups de feu. Je sortis de la maisonnette tout en restant prudent. En sortant de celle-ci, un soldat m'a fait signe de venir vers lui. J'allais le suivre mais il m'a dit de faire très attention. Je ne suis pas très rassuré alors, j'ai décidé de retourner dans la maisonnette. Je visitais un peu cette maison et j'ai vu le même miroir que celui que j'avais acheté récemment. Je me suis rappelé que le vendeur m'avait dit de ne pas se regarder dans les yeux. J'ai pensé que si je me regardais dans les yeux, je reviendrais chez moi. Alors, j'ai fait l'inverse de ce que m'avait conseillé le vendeur et ça a marché. Cela avait dû durer une à deux heures. Cette intervention m'a fait revenir dans mon couloir, toujours dans la même position : allongé sur le sol. J'ai tout de suite repensé aux personnages du film que j'ai regardé avant d'aller me coucher. Mais j'avais, quand même l'impression d'être dans un monde réel. Si je m'étais fait hypnotiser, je pense que ça n'aurait pas duré aussi longtemps. Et ces personnes que j'ai vues dans ce monde étaient vraiment réalistes. En plus, je suis réceptif à l'hypnose et je suis très croyant en ces choses-là. Sur le coup, j'ai eu peur de passer la fin de ma vie dans ces deux mondes-là, si différents du mien. C'était aussi bizarre car la première fois que je me suis senti aspiré par le miroir, je suis revenu chez moi plus tôt que la deuxième fois.

 

 J'étais perturbé, je ne dormais plus la nuit. Pour savoir si ces interventions n'étaient arrivées qu'à moi, je suis retourné voir le vendeur.

 Quand je suis arrivé, le vendeur était toujours là. Je lui ai expliqué ce qui m'était arrivé et il m'a dit :

« ce n'est pas la première fois que l'on me rapporte une chose comme ça ! »

 

GIRARD Naël

2e Prix – classe de 4e 2

Collège Boris Vian – Talant

Professeure : Mme GUERRA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JOURNAL de la TERRE

 

Surpopulation

Un mot bien trop répandu sur ma pauvre croûte terrestre.

 

Terre, ainsi est mon nom.

 

Maintenant que je suis recouverte aux trois quarts d'un tas d'êtres vivants et d'une végétation plus qu'envahissante, je suis à court de place !

Dans plusieurs esprits d'humains, les êtres vivants les plus intelligents vivant sur mes terres, une idée géniale a germé : envoyer les plus résistants dans des capsules spatiales pouvant abriter, au maximum, deux humains.

Ils ont tout étudié pour que cela soit vivable, mais il y a des règles :

-                les personnes concernées devront revenir sur terre une fois toutes les deux semaines pour se recharger en provisions.

-                les substances toxiques, chimiques et inflammables sont strictement interdites. - pour finir, elles devront passer un test juste avant de partir dans le vide spatial.

 

Mais, un problème surgit ! Qui va s'occuper de tout ça ?

Qui va communiquer avec moi pour résoudre au mieux les problèmes majeurs ?

 

Oui, il y a bien la NASA, mais, ils ne sauront pas comment gérer de si gros problèmes comme les nombreuses catastrophes naturelles qui font surface en ce moment à cause de l'effet de serre, trop présent, ici ! Même eux ne seront pas à la hauteur .

De plus, il me faut quelqu'un de bienveillant, calme, assez intelligent pour pouvoir gérer tout ça  et surtout un  sang-froid monumental.

Une seule personne me suffira car un groupe est trop difficile à gérer pour moi ! Choisir parmi une quinzaine de milliards d'habitants est très complexe, surtout qu'il me faut une personne avec toutes les qualités requises pour cette expérimentation assez spéciale !

 

La recherche va commencer. Pendant trois longs mois, j'ai cherché la personne parfaite pour sauver une population.

Un jour banal, je regardai mes humbles humains et trouvai Margaux. J'ai trouvé ! Enfin ! M'écriai-je sous l'effet de la surprise.

 

Margaux, âgée de trente-deux ans. Intelligente, calme comme de l'eau, bienveillante et ayant un sang-froid légendaire, c'est la candidate parfaite pour ce poste. Et cette superbe jeune femme possède un pouvoir qui nous aidera plus que tout, plus qu'avec toute la NASA réunie : elle peut, grâce à ses doigts exceptionnels remplis de je ne sais quelle substance, désintégrer n'importe quels objets !

J'espère qu'elle sera à la hauteur pour pouvoir sauver la population terrienne avant qu'elle ne s'entre-tue pour un minimum de place. J'ai étudié comment lui faire parvenir le message tant attendu !

Toutes les nuits, la jeune femme rêve.

Ayant la faculté peu commune entre nous les planètes, "d'intégrer" une pensée quelle qu'elle soit dans l'esprit d'un être vivant, une réflexion va se créer grâce à mon noyau interne.

Le matin venu, la jeune femme va s'imposer d'aller dans une usine désaffectée où elle va trouver une lettre lui disant que j'ai besoin d'aide. Ensuite, nous pourrons communiquer par la voix que, seules, elle et moi, pourrons entendre.

 

Nous voilà, le lendemain. Je la vois, pleine de joie et de bonne humeur ; malgré sa détresse, sa timidité est bien trop présente. J'espère que me parler, qui est une faculté que je lui donne complètement démente, lui permettra de faire réapparaître sa confiance en elle, autrefois partie.

 

Elle entre, dirigée par moi-même, elle empoigne la lettre, l'ouvre et la lit :

 "Ma chère Margaux, si tu es arrivée jusque-là, c'est que j'ai réussi. Je me nomme Terre. Enfin, vous m'avez nommée Terre. Tu ne rêves pas, tu es, réellement, en train de parler à une planète ! Tu es ici pour m'aider : tu as sûrement remarqué que je suis, actuellement, en surpopulation extrême de plus de quinze milliards d'humains. Donc, si tu veux bien m'aider à sauver la population terrienne, c'est urgent !

 

Comment ? Tu me diras. Eh bien, en m'alertant quand de minuscules ou d'immenses problèmes m'attendent, car, seule, toi, peux comprendre les intentions de ton espèce envers moi ! Voilà ! J'espère que tu seras à la hauteur, même dans l'espace ! Merci énormément, je t'en serai à jamais reconnaissante !"

 

Je regarde ce que fait ma petite protégée bouleversée quand je sors de son esprit pour la laisser libre de ses pensées.

Ayant déjà rendu le formulaire d'inscription pour pouvoir mettre les voiles pour sa capsule spatiale qui lui est, dès lors, destinée, Margaux effectue rapidement le test de sécurité.

 

La jeune femme intègre sa capsule spatiale comme des milliards d'humains qui décollent, aujourd'hui, de mes terres. Certes, stressée mais déterminée à sauver la population terrienne qui est réellement en danger. Elle sait que, si elle parvient à préserver la population dans de bonnes conditions, avec mon aide, tout le monde la vénérera à tout jamais. Mais cette reconnaissance éternelle lui passe au-dessus de la tête ; pour le moment, tout ce qu'elle veut c'est le bonheur de ses quinze milliards de congénères, même si un soupçon de fierté se fera apercevoir, plus tard, sur son visage doux et fin.

 

Quelques jours plus tard :

" Décollage immédiat ! "

Ces mots entendus, le décompte, tant attendu, commença.

Après toute cette mascarade, les milliards de navettes spatiales décollent sans plus attendre.

 

Nous voilà quelques heures plus tard ; j'aperçois la navette de Margaux, immatriculée "5583A". Quand la jeune femme s'est enfin reposée du dur passage en apesanteur, je peux enfin entendre son harmonieuse voix :

"Apparemment, tu es ...la Terre. Planète sur laquelle je vivais, il y a quelques heures. C'est, en effet, étrange et surprenant de parler à une planète, un objet stellaire, autrefois étant une simple boule de feu inhabitable. Je suis censément ici, pour t'aider à sauver la population terrienne. C'est une grosse responsabilité que tu me donnes là ; responsabilité que, d'ailleurs, je ne suis pas sûre de tenir sous peine de te laisser tomber, jeune Terre ! Mais, je ferai du mieux que je peux ; ce, qui, finalement, m'apportera sûrement une reconnaissance éternelle et une fierté inégalée jusqu'à aujourd'hui, si je réussis ma mission, bien sûr ! Je suis fière d'avoir été choisie, moi, jeune femme, en aucun cas prédestinée à être élue pour cette lourde et fastidieuse tâche. J'espère que cet unique message te parviendra !"

 

Je lui relève tout de même un petit défaut ; rien d'alarmant pour le sauvetage mais Mademoiselle est un tantinet prétentieuse. Cela ne me dérange en aucun cas pour la suite de notre aventure.

 

Pour l'instant, ni moi, ni Margaux, ne voyons de problèmes qu'ils soient majeurs ou mineurs. Mais, cela ne va pas tarder, je le sens ! Mes plaques tectoniques s'entrechoquent de plus en plus, en ce moment ; j'ai peur que cela cause des millions de morts … mais, soyons positifs !

 

Margaux vient de me prévenir que des Coréens prévoient d'envoyer une bombe atomique en direction d'un autre pays.

Cette … arme est difficilement évitable pour moi, à part s'ils décident de dévier sa trajectoire, mais c'est trop tard. "La boule de feu" a déjà fait ses ravages ! Qui a fait ça ? Pourquoi ? Quelles raisons les ont poussés à me faire du mal ? me demandai-je. Je n'en ai, catégoriquement, aucune idée et, la seule personne qui peut, actuellement, m'aider … c'est Margaux. Un message sur ce sujet lui parvient de ma part pour lequel j'attends une réponse le plus rapidement possible :

"Margaux, tu as sûrement dû remarquer un endommagement, un hématome grave dans un de mes océans. Je sais quoi faire mais j'aimerais avoir ton avis : cette immense arme destinée aux États-Unis a atterri entre deux continents, dans l'Océan Atlantique.

Je pense ne rien faire, à part provoquer un petit raz-de-marée pour alerter le pays nommé "Corée du Nord", l'auteur de cet horrible cataclysme humain. Qu'en penses-tu ?"

 

Quelques minutes plus tard, je reçois la réponse de la jeune femme :

 

"Chère Terre, j'allais t'envoyer mes propos t'alertant quand j'ai reçu ton message. J'ai essayé de désintégrer cet objet désastreux, mais sa vitesse était trop rapide, je n'ai pas pu. Je suis complètement d'accord avec toi, même si c'est un peu violent, j'espère que cela ne causera pas encore plus de dégâts, sous peine de nous voir perdus !"

 

C'est vrai ce qu'elle dit mais, ils en ont besoin pour se rendre compte du mal qu'ils me font.

Ils pensent que je suis une boule de terre et d'eau ?

Le respect n'est même plus présent !

Après avoir pris conscience qu'il ne fallait pas les tuer, non plus, je me calme.

 

Mais quelque chose me raviva dans le mauvais sens ! Je reçus soudainement un message de Margaux :

"Terre, je t'annonce, dès maintenant, un problème : une énorme masse est, actuellement, en face de moi qui est … disons, terrorisante ! ! Je suis pétrifiée ! ! !

Cet objet est glaçant et bien plus qu'impressionnant ! Nous le connaissons tous ; j'ai ses mesures devant mes yeux.

Des frissons parcourent mon corps entier, entretenu par la peur, la solitude et le vide spatial.

 

12 104 km. de diamètre,

normalement, à 42,5 millions de km de la Terre,

composé à 96,5 % de dioxyde de carbone, et de moins de 3,5 % de diazote, et de très peu dioxygène,

surnommé "Jumelle de la Terre", deuxième planète du système solaire, cet objet d'une taille colossale n'est autre que Vénus ! Oui, Vénus ! Ta voisine ! J'ai le malheur de t'avouer qu'elle va te percuter dans exactement quatre-vingt-douze heures et trente-quatre minutes. Je te laisse savourer tes dernières heures de vécu pendant que je me concentre à accepter ma mort par collision planétaire".

Un peu d'espoir persistait avant que Margaux ne m'annonce cette horrible nouvelle ! Je ne sais que faire en attendant. Me morfondre sur notre abominable sort ? Non, ce n'est pas une excellente idée, je ne suis pas la seule à vivre ça.

 

"Ma Terre, toi qui m'as supportée pendant trente-deux ans, j'ai le malheur de t'annoncer que je ne pourrai pas désintégrer Vénus. Cette planète fait … quasiment la taille de la Terre. Je ne peux pas y toucher. Si j'essaye, ne serait-ce qu'une seule fois, tout l'hydrogène et les autres gaz contenus au cœur de la planète, extermineront la population terrienne toute entière. Profitons donc de nos derniers instants pour vivre tout ce qu'on n'a pas pu , ou voulu faire plus tôt !"

 

La NASA le sait déjà. Ils ne l'ont pas encore annoncé au monde entier mais cela ne va pas tarder. Je les regarde : ils se renseignent tous sur Vénus, effrayante planète à une température brûlante de surface de 465°c. C'est la plus chaude du système solaire. Cet objet brûlant va tous nous atomiser, si nous ne faisons rien !

 

Quatre-vingt-dix heures plus tard …

Je la vois. Je sais que Margaux a raison et je ne lui en veux en aucun cas.

C'est la fin … Je sais qu'il ne faut pas perdre espoir … mais dans ce cas-là, c'est impossible !!!

 

Je ne vois même plus le soleil, mon étoile !

Je les entends crier de leur pleine gorge, emplie de feu. Je dis au revoir à Margaux, géniale acolyte de quelques semaines.   

 

Je vous reverrai dans un autre monde. En tant qu'autre planète …

 

Adieu … A A A A A A A A HHHH !!!!!

 

JOLLY  Axelle

1er Prix - Classe de 3e 1 Catégorie jeune Nouvelle

Collège Claude Guyot - Arnay le Duc

Professeure : Mme CHARLES

 

 

 

 

 

L'avare au tableau

 

 Je fixais la pierre tombale sur laquelle l'épitaphe indiquait : « ici, repose notre père bien-aimé. Seigneur, reçois-le avec la même joie que lorsque tu l'envoyas dans le monde des mortels ». Je trouvais cela absolument pathétique. La plupart des personnes présentes, ce jour-là, m'étaient totalement inconnues. Après tout, cela m'était complètement égal. J'avais fait honneur de ma présence par pure politesse pour mon frère ainsi que pour signer les papiers du notaire. Mon père nous avait laissé un petit héritage très vite épuisé du fait de nombreuses dettes. Je n'allais pas m'acharner sur un défunt, qui de plus, était mon père, mais j'aurais au moins pensé que cet avare nous aurait laissé un peu plus qu'une maison presque vide et un compte en banque dépouillé. Je signai les papiers du notaire, saluai mon frère et me dirigeai vers ma maison d'enfance récupérer quelques meubles.

 

 C'était une demeure assez grande, plutôt isolée de la ville, dans la campagne de Bruxelles. Quand je rentrai à la maison, un vent froid, mêlé à une odeur de bois moisi me parcourut l'échine. Les meubles étaient recouverts d'un drap blanc mais aucun n'avait changé de place. Je montai dans ma chambre où il restait très peu de mobilier. J'avais décidé, à l'époque, de tout emporter dans mon nouvel appartement sans tenir compte des protestations de mon père. Je me dirigeai, alors, vers le fond du couloir où se trouvait la chambre de mon père. J'hésitai, une première fois, à tourner la poignée en repensant à la vague de souvenirs qui pourrait m'emporter en entrant dans cette pièce. Mais, j'ouvris la porte. A ma droite, se trouvait le lit de mort de mon père et à ma gauche, une très grande armoire où devaient encore être disposés les vêtements de ma mère. Elle était morte à mes huit ans et malheureusement, je n'en avais qu'un très vague souvenir. Il ne m'avait jamais parlé d'elle. C'était aussi pour cela que je le détestais. Au décès de ma mère, il n'avait plus jamais pris soin de nous, mon frère et moi. Il pouvait rester des heures enfermé dans sa chambre sans même nous adresser une seule fois la parole. Avait-elle été heureuse ? Nous aimait-elle ? Avait-elle aimé mon père ? Beaucoup trop de questions auxquelles mon père n'a jamais voulu répondre. Je chassai ces pensées de mon esprit et tournai la tête vers un coin de la pièce.

 Dans ce coin se trouvait un tableau. Je n'aurais jamais pensé le revoir un jour. Il représentait une  bâtisse entourée d'arbres, seulement éclairée par un candélabre devant une des fenêtres. C'était une peinture dépeignant l'image paradoxale d'une route, la nuit, sous un ciel de jour. Je restai là, les yeux suspendus à la toile. Ce tableau me fascinait mais en même temps, il me terrifiait. Je pensai que mon père aurait pu l'emporter dans sa tombe s'il l'avait pu. C'était son obsession. Ce tableau l'obsédait tellement qu'il pouvait rester des heures à l'admirer. Je ne savais pas ce qu'il avait de spécial pour lui. Il répétait sans arrêt que cette toile était ce qu'il avait  de plus précieux au monde et qu'elle avait énormément de valeur. Il ne laissait personne s'en approcher ; alors, les gens avaient commencé à jaser en racontant que notre famille possédait une énorme fortune. Nos voisins avaient même surnommé mon père « l'Avare au tableau ». D'ailleurs, je me demandai encore si mon père n'accordait pas plus d'importance à son tableau plutôt qu'à ma personne et à celle de mon frère réunies. Je décrochai alors la toile poussiéreuse du mur et sortis de cette maison étouffante. Je descendis les quatre marches du perron et me rendis dans une galerie d'art de Bruxelles dans le but de revendre cette peinture de malheur. Au moins, le décès de mon père serait, peut-être d'une certaine manière, rentable.

 

 J'arrivai dans la galerie, le tableau dans un sac ; et je demandai à faire estimer la peinture. On me dirigea dans une salle où un homme d'un certain âge m'attendait, ses lunettes rondes vissées sur le nez. Il me salua et je m'assis sur le canapé en cuir noir. Je sortis, alors, la toile de mon sac et la présentai à l'inconnu. Ses yeux s'écarquillèrent à la vue du tableau. Je souriais intérieurement en pensant au nombre de billets que pourrait me rapporter cette peinture. Il prit la toile et la posa sur une grande table au-dessus de laquelle il se pencha pour mieux l'observer.

 

« C'est un Magritte, je n'en crois pas mes yeux », dit-il, fasciné.

 

Je ne connaissais absolument pas le domaine de l'art, mais ce Magritte devait sûrement être un peintre très célèbre. Le galeriste défit le cadre qui entourait le tableau et l'examina. Il le retourna dans tous les sens et se concentra alors sur le coin droit de la toile. Il retourna encore la peinture et je remarquai un morceau de papier dissimulé entre la toile et le cadre. Il l'ouvrit et commença à lire. Je le regardai, dubitatif. Il se retourna, tenant toujours le mystérieux papier entre ses mains ridées et me regarda intensément derrière ses petites lunettes, avant de déclarer :

« Je suis désolé, jeune homme, mais ce tableau n'a absolument aucune valeur ; c'est un faux .

-    Comment ? M'écriai-je.

-    Je suis navré de vous décevoir, mais la signature d'habitude dans le coin droit du tableau n'est pas celle de l'auteur mais celle d'une autre personne. Et, il leva la feuille de papier, il y a aussi cela ».

 

Il me salua et repartit, laissant le tableau sur la grande table de chêne. Je regardai dans le vide pendant quelques instants et me dirigeai, alors, vers ce bout de papier qui m'intriguait. Le papier était  légèrement jauni par le temps et j'y remarquai de petites auréoles dispersées, sûrement dues à des larmes. Je l'ouvris et commençai à lire la note.

Plus les mots défilaient, plus je sentais le sang quitter mon visage. Voici ce que je lus :

« Mon cher mari,

Tu trouveras, joint à cette lettre, le tableau auquel tu as rêvé chaque jour, depuis notre première rencontre dans cette galerie d'art. Évidemment, ce n'est pas l'original mais une copie que j'ai essayé de reproduire du mieux que j'ai pu. Lorsque tu trouveras cette lettre, je serai probablement au pays des anges. Je souffre depuis maintenant plusieurs semaines d'une pneumonie. J'ai essayé de ne pas le faire paraître. Je ne voulais pas vous faire de peine, aux enfants et à toi. Je veux que vous gardiez une image de moi positive en tant que mère et épouse aimante. Malheureusement, je sais que la maladie m'emportera un jour ; donc, je t'en supplie, ne te sens pas coupable de ne pas t'être occupé de moi, convenablement, durant ma maladie et s'il te plaît, prends bien soin des enfants, ils le méritent bien plus que moi. Ce tableau est comme un cadeau pour la vie magnifique que tu m'as offerte ainsi que pour nos deux beaux enfants.

Je t'aimerai à jamais, Adieu,

Ta femme ».

 

Lily  PLANÇON

1er Prix - Nouvelle Maupassant - Devoir transmis au jury national

Classe de Seconde 7 - Lycée Montchapet - Dijon Professeure : Mme MAUPETIT

 

 

 

Il suffit d'une fois

 

 Je me rappellerai toujours cette dame d'âge moyen venue donner une conférence aux classes de seconde. Je me rappellerai toujours son sourire indélébile malgré ce qu'elle nous a raconté, malgré son passé douloureux. Cette dame s'appelle Elena et je m'apprête à vous dire ce qui l'a amenée dans ce lycée ; voici le récit de son histoire.

 

 Elena n'a que 15 ans et elle est au lycée. Comme chaque soir, à la fin de ses cours, elle patiente à l'arrêt du bus qui la ramène chez elle. Un jour, un nouveau garçon y attend aussi. Il est grand, brun et a une carrure assez imposante. Il tient une cigarette entre les lèvres et tente tant bien que mal de l'allumer, malgré le vent qui souffle. Elena est attirée par ce jeune homme qui doit être âgé de quelques années de plus qu'elle. Elle aime sa façon de souffler l'air empoisonné par la cigarette, elle aime sa manière d'enlever ses cheveux de son front. D'un simple regard, elle s'éprend de ce garçon. Elle le fixe pendant plusieurs minutes jusqu'à ce qu'il déplace ses yeux vers la silhouette d'Elena et les remonte à sa tête. Il scrute les moindres détails de son visage et au bout de quelques secondes , se met à sourire. Il lui adresse la parole pour la première fois : « tu en veux ? » dit-il à Elena en tendant sa cigarette.

Et celle-ci répond par un hochement de tête. Jamais elle n'a franchi les limites que ses parents lui ont imposées. Et c'est peut-être ça qui la pousse, à ce moment précis, à commencer à mentir à ses parents.

Elle attrape la cigarette et la porte à ses lèvres. Elle inspire et a envie de tousser, de rejeter la substance toxique qu'elle vient d'inspirer mais, face à lui, elle ne veut pas perdre la face et demeure stoïque. Elle a l'irrépressible envie de recommencer, d'apporter cette cigarette à ses lèvres encore et encore. Mais elle s'arrête, réalisant ce qu'elle vient de faire. Le garçon continue à bavarder. Elena apprend qu'il est Victor et qu'il vient d'avoir vingt et un ans. Elle pense à ses parents qui n'auraient jamais voulu qu'elle parle à un inconnu, qui n'auraient jamais voulu qu'elle fume. Mais, elle rejette cette pensée. D'après elle, ses parents ne connaissent rien à la vie et elle est assez grande pour faire ses propres choix. Dès lors, elle n'a plus envie du contrôle exercé par ses parents, elle veut être libre. Ce premier interdit franchi, elle va tout faire pour leur déplaire.

Le bus finit par arriver et elle espère de tout cœur que ce garçon, Victor, réapparaisse le lendemain. Le trajet lui paraît durer une éternité ; et ce n'est que trois quarts d'heure plus tard qu'elle arrive chez elle, la tête pleine de rêves.

Pourquoi attache-t-elle tant d'importance à ce garçon qu'elle vient tout juste de rencontrer ? Elle se pose cette question, mais en son for intérieur, elle sait qu'il va se passer beaucoup de grandes choses avec lui.

Le lendemain, Elena n'a que quelques heures de cours. Dès la fin de ceux-ci, elle se précipite à son arrêt avec l'espérance de revoir Victor. Mais, non. Elle attend une demiheure en vain. Son bus arrive et elle doit partir. Trois jours passent, sans nouvelle de sa part. Elena désespère de le revoir. Ce n'est qu'une semaine après, alors qu'elle sort de son lycée, qu'elle voit Victor sur un banc, devant l'entrée. Son cœur s'arrête. Le garçon tourne la tête vers Elena et sourit en se levant. Le visage d'Elena s'éclaire. Tous deux se rapprochent et parlent. Victor lui propose d'aller se promener. Elle accepte avec plaisir.

Et tous les soirs, Elena et Victor restent ensemble et vont dans un bar, non loin du lycée. Elena ne consomme pas d'alcool mais il arrive à Victor d'abuser des boissons alcoolisées.

Les deux amis finissent par avoir une liaison au bout de quelques semaines seulement.

 

Trois ans plus tard, alors qu'elle a dix-huit ans et lui vingt-quatre, Elena et Victor s'installent ensemble. Elle arrête les cours et lui, l'oblige à travailler pour subvenir à leurs besoins. La mère d'Elena désapprouve cette relation depuis qu'Elena lui a présenté Victor. Toutes deux ne se parlent plus depuis deux ans. Les premières semaines, dans leur appartement commun, se passent sans encombre. Mais, une fois, alors qu'Elena rentre de son travail de serveuse, elle trouve Victor, debout au milieu du salon, une bouteille dans une main et une cigarette dans l'autre. Elena se rapproche de lui et lui attrape bouteille et cigarette :

« Tu es sérieux, Victor ? ! De la vodka et du shit ? ! lui reproche-t-elle.

-  Laisse-moi, c'est bon. Fais ton boulot : va préparer à manger !

-  Tu es soûl et défoncé, tu ne sais pas ce que tu dis.

-  Ne m'énerve pas ou tu vas le regretter ! »

Elena se pince les lèvres tandis que Victor s'approche de son visage.

« Tu pues l'alcool ! Va te laver !

-  Je t'ai dit de ne pas me contrarier !

-  Tu ne me fais pas peur.

-  Tu as tort! »

Victor lève la main et frappe Elena au visage. Sous le choc, elle recule de plusieurs mètres. Victor se rapproche et la frappe à nouveau. Elle tombe. Victor lui donne des coups de pied, la pousse. Puis, il part en claquant la porte de toutes ses forces. Elena pleure longuement puis, craignant son retour, elle s'arrête et va se doucher. Elle examine son corps meurtri. Il est couvert de taches bleu-violacé, son nez saigne et elle a un œil gonflé. Elle se regarde une nouvelle fois dans le miroir, se recroqueville dans un coin de la salle de bains, pleure encore jusqu'à n'en plus pouvoir. Elle va sous la douche nettoyer ses plaies, mais à ce moment, elle entend la porte d'entrée s'ouvrir. Son pouls s'accélère, sa respiration se fait haletante et les larmes ressurgissent malgré elle. Victor tambourine à la porte et Elena se terre le plus loin qu'elle peut dans la pièce.

Victor lui débite de belles paroles : il s'excuse, il l'aime, il ne recommencera jamais… Elena ne sait que faire. Le croire ? Elle veut le croire, elle le doit. Elle lui est beaucoup trop attachée et l'aime beaucoup trop pour le quitter, pour ne pas lui pardonner. Elle est blessée ; physiquement et psychologiquement. Elle va ouvrir la porte, non sans crainte d'une récidive, il faut bien l'admettre. Tandis que la porte s'ouvre doucement, Victor se faufile à l'intérieur et prend Elena dans ses bras. Elle est toute crispée mais finit par se détendre. « Tout va redevenir comme avant » pense-t-elle. Elle veut y croire. Et c'est vrai … les deux premiers mois. Une nuit, Elena se retrouve seule, anxieuse, à attendre le retour de Victor. A une heure, elle entend une clé dans la serrure et se précipite dans l'entrée. Il titube. Elle le prend dans ses bras. Mais elle le touche à peine qu'il la repousse d'un grand geste. Elle tombe mais Victor la force à se relever. Il la plaque sur le mur en la tenant fermement par les poignets.

« Lâche-moi, Victor, tu me fais mal !!! ». Elle pense que son premier accès de violence était un accident dû à un abus occasionnel d'alcool … Elle ne le croit pas violent, au fond…

Il la serre plus fermement, commence à l'embrasser durement. Elle tente de le repousser, mais en vain. Ce qui se passe ensuite, l'est à son corps défendant et s'appelle un viol. Quand elle reprend connaissance, elle a un horrible mal de tête, le nez cassé, son intimité forcée et un immense sentiment de honte.

Elle voudrait tant prendre le téléphone pour se confier et trouver du réconfort. Mais, elle n'y arrive pas. Elle se sent faible et lâche.

La semaine suivante, le calvaire recommence. Tout est prétexte à des accès de violence. Les coups redoublent. Même l'annonce de sa grossesse déclenche une salve de coups. Dès qu'il rentre, il est soûl à n'en plus pouvoir. Cela continue durant les six mois suivants, même alors que le terme de sa grossesse se rapproche.

Un mois plus tard, tandis qu'elle est au supermarché, elle se met à souffrir de terribles maux de ventre. Soudain, elle sent un liquide chaud lui couler le long des jambes. Elle comprend qu'elle perd les eaux. Paniquée, elle se presse à l'entrée du magasin et hèle un caissier :

« S'il vous plaît, aidez-moi, je vais bientôt accoucher ! »

On la fait asseoir et attendre les pompiers qui vont venir la chercher pour l'emmener à la maternité.

L'accouchement se passe sans complication et le bébé est bien portant malgré les coups portés au ventre de sa mère pendant la grossesse. Les sages-femmes demandent à Elena d'où viennent les marques qu'elle porte sur le corps. Elle craque et se livre, depuis la toute première fois jusqu'aux derniers temps. Elle raconte l'alcoolisme et la toxicomanie de son compagnon – tortionnaire. La police est alertée et Victor est interpellé à son domicile. Épaulée par une association pour femmes battues, elle ose porter plainte contre lui pour violences conjugales. Elena remporte le procès et Victor est puni de cinq ans d'emprisonnement, de 75 000 euros d'amende.

 

 Le temps passe et Elena va de mieux en mieux : elle a trouvé un appartement dans lequel elle vit avec sa fille. Elle a repris contact avec sa mère et s'est trouvé beaucoup d'amis dans un groupe de soutien pour femmes maltraitées. Elle trouve le courage de raconter son histoire à des jeunes de notre âge pour qu'ils ne se fourvoient pas comme elle l'a fait. Elle nous rappelle qu'il est très important de prévenir, de ne pas rester isolé si l'on est l'objet de violences verbales ou physiques et qu'il faut venir en aide à toute personne maltraitée car … « il suffit d'une fois » pour que tout dérape …

 

 

Solène  LEGER

2ème prix – classe de Seconde6 catégorie Jeune Nouvelle

Lycée Montchapet – Dijon

Professeure : Madame MUNIER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jumelage AMOPA 21 – POLOGNE

 

 

Expression écrite :

 

Sujet : Le chemin de l'école, est-il pour vous un itinéraire banal ou une occasion d'observations, de rencontres, de rêves ?

 

 

 

Pour aller à l'école, je quitte la maison et d'habitude, je tourne tout de suite à droite, à côté du théâtre, et de loin, je vois le lycée de mon frère. C'est un beau bâtiment en brique rouge avec de grandes fenêtres, monumental. Énorme… Je pense que c'est ma future école. C'est mon grand rêve.

 

D'habitude, je vais à pied. C'est très agréable. Je rencontre souvent mes amis et j'admire le monde autour de moi. Je pense à ma vie, à la beauté de ma ville, parfois à mes leçons, souvent aux heures heureuses et peut-être tristes qui m'attendent.

Je continue tout droit, environ 800 mètres, et je vois un monsieur qui ressemble beaucoup à mon grand-père. Il est un peu plus âgé ; selon moi, il a environ 80 ans. Il a les yeux bleus, les cheveux gris. Il rit comme mon grand-père, Amadeusz. Ses yeux sont plein d'amour et toujours souriants. Ses mains sont froissées. Il lit souvent un livre devant sa maison. Je pense qu'il aime lire.

 

Puis, je vais le long des rues animées. Les gens sont pressés. Le trafic est grand, le matin. Il y a beaucoup de voitures et de vélos dans les rues.

J'entre dans la pâtisserie, la caissière est très sympa, gentille et patiente avec nous, les élèves. J'achète un croissant et des gâteaux aux framboises ; j'aime ça !

 

Après, je vais tout droit, et puis tout de suite à gauche vers des jardins publics. Au printemps, il y a beaucoup de fleurs ici, des arbres, des bancs ; les gens font du vélo, les étudiants apprennent, les mamies tricotent et bavardent. Il y a une belle fontaine de Neptune où les gens mettent des pièces de monnaie. Cet endroit me rappelle mon enfance avec ma grand-mère.

 

En traversant la place de Varsovie, je vois un étang appelé « Venise »(un peu, symbole de ma ville, très bien illuminé la nuit, un petit coin où les amoureux aiment se rencontrer). Aujourd'hui, il fait froid, il y a du brouillard. Chaque jour, j'ai quelques morceaux de pain sec pour les cygnes. J'aime les cygnes ; ils sont blancs, majestueux et fidèles.

 

Parfois, je passe à côté de la maison de ma tante. Elle s'appelle Rozalia et elle adore les plantes. Son jardin plein d'iris, roses, marguerites, tulipes est magnifique surtout en été. Elle est journaliste ; elle voyage et elle écrit des articles. Elle rêve d'écrire un livre.

 

Enfin, je passe devant l'école de Musique et j'entends la musique classique. Quelqu'un joue Mozart. Mon cœur bat plus fort. Moi aussi, je suis musicienne, je joue du violon.

Le conservatoire est juste en face d'un petit café sympa « Le papillon noir ».

Je vois la maison de mon amie, Alina. Elle est devant sa porte avec son chien. Je la salue. Mon amie  est plus grande que moi. Elle a les yeux verts. Elle veut être avocate. Elle adore le café et, malgré notre jeune âge, parfois, nous allons dans ce petit café sympa, rue Verte. J'adore l'odeur du café ; mon préféré est le cappuccino. Là, nous pouvons nous détendre et parler.

 

Enfin, je vais vers l'école. Il est déjà 7 heures 45 !

Quand nous sommes à gauche du cinéma, nous voyons le collège. Je marche vite, les cours commencent à 8 heures ; je rencontre mes collègues et mes professeurs.

Il a neigé cette nuit. Il gèle. Le ciel est gris, j'ai froid. Et, voici mon école !

Le collège Saint François d'Assise ! Un immense bâtiment du Moyen-Âge. Mon école se trouve dans un coin pittoresque, à côté du musée du cuivre. C'est un endroit magique ! On se sent vraiment au XIIIe  siècle ! Les rayons du soleil se reflètent sur le toit de l'église franciscaine Saint-Jean. Il y a deux statues et des fentes au-dessus de l'entrée. L'hiver, mon école est particulièrement belle. La neige blanche et les flocons de neige délicats, sur la façade de mon école, la rendent encore plus intéressante.

 

Il est 8 heures, on nous appelle …

 

Gabriela ROSZKIEWICZ 1er Prix expression écrite

2e année d'apprentissage de français

 (équivalent classe de 4e )

Collège St François d'Assise - Legnica - Pologne

Professeure : Mme JUJECZKA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

sujet : Vous avez été témoin d'une scène d'injustice. Qu'avez-vous ressenti ? Comment avez-vous réagi ?

 

 « Nous avons appris à voler dans l'air comme des oiseaux, à nager dans les océans comme des poissons …

Mais, nous n'avons pas encore appris à marcher sur terre comme des frères et sœurs ».

                                                                                                                                Martin Luther King

 

 Tous les jours, je me réveille, je prends une douche, je prends mon petit-déjeuner et je vais à l'école. Je suis heureuse, contente et, je ne pense pas à des choses négatives. En allant, j'aime regarder les gens et observer le monde autour de moi.

Je vois beaucoup de visages, beaucoup de sourires, beaucoup d'émotion. Mais, la tristesse, ça se voit très rarement. Les gens n'aiment pas montrer leurs larmes, leurs problèmes ou leurs peines. Ils cachent sous un sourire leur vraie vie et tout ce qui les touche le plus profondément.  Pourtant, je sais que beaucoup d'entre eux sont tristes ; ils portent un fardeau, éprouvent de l'injustice, vivent sans espoir.

 

 Récemment, j'ai connu un jeune homme, très sympa, cultivé, passionné. On a commencé à parler et quand j'ai connu son histoire, j'ai compris que l'injustice existe vraiment, juste à côté…

Il a terminé ses études avec de magnifiques compétences et qualifications ; plein de rêves, il a commencé à chercher du travail. Il a envoyé "mille" CV ; il n'a obtenu aucune

réponse, aucune invitation, aucune proposition, aucun poste … L'employeur a choisi un autre candidat.

Pourquoi ?

Est-ce que l'Autre était meilleur ? Non, la réponse désagréable choque et surprend : son père travaillait dans cette firme et avait des connaissances et des relations, tout simplement.

Maintenant, mon nouvel ami est au chômage malgré ses diplômes. Quel avenir l'attend ?

 

 Je peux voir, tous les jours, à l'école, un autre exemple d'injustice qui m'inquiète énormément. Tous les étudiants disent toujours "bonjour" à nos professeurs . C'est formidable, ça prouve qu'ils sont bien élevés. Mais, que se passe-t-il quand ils voient une femme de ménage ? Est-ce qu'ils la saluent aussi cordialement ? Pas du tout ! Ils ne disent rien, ils passent sans un mot ; ils ne font pas attention à elle. Je pense que c'est très navrant. Elle est un être humain ! Elle travaille pour toute la communauté scolaire, toujours serviable, humble et gentille !

Je suis bouleversée et en rage contre cette situation dont je suis souvent témoin. Mon grand-père nous répète toujours, à moi et à ma sœur, qu'il n'existe aucun travail minable ou honteux. Ce qui est minable, c'est le jugement des autres, de ceux surtout qui se croient supérieurs, de ceux qui se prennent pour des rois, de ceux qui n'ont jamais souffert de faim ou de misère, de ceux qui n'ont jamais connu la prison, de ceux qui n'ont jamais pleuré…

Pauvre humanité ! Quand apprendrons-nous à nous entraider les uns les autres et non à nous dominer ?

 

J'ai déjà décidé …

Je ne veux plus être seulement un observateur passif, regarder, tout laisser faire ! Je veux m'impliquer et tout faire pour briser ce cercle vicieux ! Il faut tout faire pour garantir à chacun le droit d'être traité dans le respect de l'égalité, sans distinction de sa position dans le monde.

 

Je crois que tout le monde est à égalité. Les langues, l'âge, l'origine, les religions, la couleur de peau  peuvent être différents mais nous appartenons tous à la race humaine ; nous avons les mêmes droits. Malheureusement, beaucoup de gens apprécient les autres injustement.

 

Quand je vois l'injustice, j'ai honte pour les gens, pour leur comportement, leur manque d'empathie. Georges Bernanos a écrit : « souffrir l'injustice, c'est la condition de l'homme mortel », mais je ne suis pas du même avis. Je crois que nous devons lutter contre l'injustice.

« Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier », ce sont des mots de Martin Luther King. Je pense que c'est vrai. C'est pourquoi nous ne devons pas consentir à l'injustice.

 

Laissons les gens s'exprimer et comprendre que nous sommes tous égaux.

 

 

Wiktoria MALINSKA

1er Prix expression écrite 1 ière année de français Classe de seconde

Lycée catholique St François d'Assise - Legnica – Pologne

Professeure : Mme JUJECZKA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Catégorie poésie :

 

 

Le chocolat

 

Le meilleur docteur

Qui traite et qui examine

C'est le chocolat.

Le nouvel espoir en essayant de mettre fin

Il y a du chocolat …

Peu importe des mensonges, pas de trahison

C'est toujours le chocolat…

Quand les idées manquent

Mangez du chocolat blanc !

Quand le conseil est nécessaire,

Il y a du chocolat-noisettes.

Quand tout est bouleversant,

Allez au magasin pour un gros chocolat noir.

Quand l'amour vieillit

Mangez un petit morceau

Pour votre confort.

Quand le temps joue,

Vous avez du chocolat au lait.

 

Du chocolat !

Le meilleur ami

Délicieux, exquis !

Magique, Noir, Blanc !

 

Quand l'humeur tombe,

Achetez du chocolat aux amandes.

 

Alors, chaque jour, la question revient :

"Maman,

Est-ce qu'il y a du chocolat ?"

 

Gabriela KACZMAREK

1er Prix poésie - collège

Poésie transmise au jury national

IIIe année de français - équivalent classe de 3e

Collège St François d'Assise - Legnica - Pologne

Professeure : Mme JUJECZKA

 

 

 

 

 

  

Un message à la mémoire de Freddie

 

Bonjour l'étranger,

       Me voici.

M'enverras-tu un ange ?

Ô ! Ciel

Entends-moi à présent.

Tu as pris mon Freddie !

Tu me l'a pris pour toujours !

Mais

Je ne lui ai jamais, jamais dit au revoir.

 

Je me suis noyée dans le Blues

Parce que le Rock'n' Roll ne m'apprendra pas

 Ce que tu m'as dit cette nuit.

 

Et

Maintenant, je me suis retrouvée trop pesante,

Sans toi,

Que feras-tu pour m'aider ?

Je recherche des anges.

J'ai vécu assez de dangers, Et  je suis si froide A l'intérieur.

 

Sais-tu, professeur de ma vie,

Il y a des choses que je n'ai pas envie d'apprendre ?

Pourquoi ne pouvons pas nous donner de l'amour

Cette dernière chance ?

 

Je ne comprends pas

Que, pour toi, ce soit si simple.

Cela te serait-il égal ?

 

J'ai vu un ange

Avec ton visage, sur une place bondée

Et, au soleil levant,

Je disais que l'amour nous protégeait des peines.

Mais, j'avais tort.

Je ne peux pas le recevoir si tu me vois pleurer.

Mon corps me fait souffrir

Mais je ne parviens pas à dormir

                                                                           Et mes rêves sont les seuls compagnons           

Qui me restent …

Julia BOROWSKA

1er Prix - Poésie transmise au jury national

Classe Terminale

Lycée catholique St François d'Assise - Legnica - Pologne

Professeure : Mme JUJECZKA

 

 

 

 

 

                                                                                                         Ô l'injustice !

 

                                                                                                             Ô l'injustice !

           

                                                                                                     Qui pénètre notre vie,

                                                                             Qui fait du mal dans cette vallée de larmes,

                                                                         Qui embrasse l'homme de ta main impitoyable.

                                             Un être vivant meurt, tu en es la cause, ébahi de terreur, envers tes actes.

 

                                                                     Pourquoi sommes-nous étrangers pour nos frères ?

                                                                Sans accepter leur nationalité, religion, peau ou l'origine

                                                                                                 Tout le monde naît libre.

 

Et, naissant nu et sans défense, nous n'avons pas en vue      

De la réprobation mais respect et amour.

 

                                                                                                             Ô l'injustice !

                                                                                      Telle contraire à la nature humaine,

Et pourtant, présente   

Incluse à chaque partie de la vie.

                                                                                     Tu ne nous quittes pas d'une semelle

                                                                               Et envahis tous les domaines d'existence.

 

      

Accompagneras-tu l'humanité            

Jusqu'à la fin du monde ?

                                                                                       Les gens comprendront-ils, enfin,

                                                         Que tout le monde est égal envers la nature et la disparition ?

 

                                                                                                             Ô l'injustice !

  

Tu es née illégitime de jalousie et de désirs,          

En changeant les valeurs dominantes.

 

 

Klaudia  TATYS 2e Prix

Classe Terminale

Lycée catholique St François d'Assise – Legnica - Pologne

Professeure : Mme JUJECZKA

 

 

 

 

             


 


                                     

 

             

 

                         L'oiseau de liberté

 

 

                                                  Mon âme est un oiseau libre

                                       Qui vogue à côté des nuages vaporeux

                                                Elle me dicte les chemins à suivre

                                       Déployant ses ailes dans l'immensité bleue

 

                                    Elle me pousse dans le gouffre sans fond                                 

 Pour me montrer la dureté de la vie.                            

Puis elle me fait connaître le grand frisson                           

Celui qui s'approche peu à peu de la folie.

 

                                    Elle me conduit près du soleil lumineux,                                           

Je me brûle à ses rayons de feu.

                                           Elle plonge avec moi dans la mer

  Éblouie, je me confonds avec son âpreté amère.

 

                                  Quand elle s'endort dans le profond lointain,

                            Je tisse ma vie tout autour de l'amour

                                   Elle me laisse et meurt seule dans un coin

                                  Mon âme rejoint l'esprit divin pour toujours.

 

                                    Abandonnée par l'étoile de la liberté,

                               Je me transforme peu à peu en oiseau enchaîné                                    

               Mes ailes perdent leurs couleurs et leur beauté

                       Et le monde voit s'envoler un corps vers l'éternité.

 

 

 

LAVIER  Morgane

1er Prix ex-aequo Classe de 1ière L

Lycée E.J. Marey à Beaune

Professeure : Mme J. BUISSON

 

Texte transmis au jury national - Paris

 

 

 

 

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